Témoignage de Dounia : “Notre enfant ne nous en voudra pas de faire du mieux qu’on peut”


Témoignage de Dounia : "Notre enfant ne nous en voudra pas de faire du mieux qu'on peut"
Coucou (future) maman et (futur) papa !
Etre maman c’est du bonheur. La parentalité peut pourtant être nuancée par des doutes que nous ne sommes pas toutes à avouer… Disons-le 😉 Parce que ce serait comme pas assez “politiquement correct”. C’est ce qu’évoque notamment Dounia à travers son témoignage.

Connaître la partie théorique de la grossesse…

Dounia est professeure des écoles. Elle est enceinte à ses 30 ans. 9 mois plus tard elle met au monde une petite Lila qui a 17 mois aujourd’hui. Apprendre cette grossesse est un sentiment assez étrange. “Il faut l’avouer, c’était un mélange entre joie, soulagement et angoisse profonde“, dit Dounia. De la grossesse que sait-elle ? La théorie. C’est une fois enceinte qu’elle a l’impression de douter de tout ce qu’elle sait déjà. “Les choses que l’on ressent sont étranges. Toute future maman craint pour la santé de son enfant à naître. Je crois que ce sont des appréhensions normales. Moi je craignais pour l’accouchement. Je me demandais si j’allais y arriver. Et si elle ne sortait pas ? Et si il nous arrivait malheur“. Malgré tout, Dounia essaie de prendre de la distance afin de profiter du présent plutôt que de se polluer l’esprit avant cette échéance importante.

Apprécier d’être enceinte ? Oui mais…

La future maman a une grossesse sans complication. “Si je devais reprendre les propos de mon gynéco-obstétricien, ce serait “eh bien quelle belle grossesse”. Pour ma part je ne suis pas certaine d’avoir vraiment apprécié l’état de femme enceinte“. Dounia se souvient de toutes ces femmes lui ayant décrit le bonheur d’être enceinte et elle culpabilise de ne pas ressentir la même chose. “Pourtant, j’étais heureuse d’attendre notre enfant et de le sentir grandir en moi“. Du côté du suivi médical, c’est le stress à chaque veille de consultation. Pourquoi à ce point-là ? La question du poids ! Elle se dit obsédée par cela. “Mon gynécologue m’avait mis une pression importante. J’avais peur qu’il me gronde à chaque fois. Je me cachais derrière l’humour avant de monter sur la balance. Parfois il m’arrivait de ne rien manger avant la consultation. Histoire de grappiller des grammes. Ridicule !”.

Etre une femme hyperactive

Au cours du cinquième mois de grossesse de Dounia, le couple déménage. Compliqué pour la future maman hyperactive de nature de ne pas faire trop d’efforts, de ne pas porter de poids… Sur le plan professionnel, s’occupant d’une classe de petite section à l’époque, Dounia commence à sentir ses limites avec ce “nouveau corps” de future maman. “Je ne tenais plus du tout sur les petites chaises. De plus je souffrais énormément du dos puisqu’il fallait le plus souvent se mettre à la hauteur des enfants“. Son terme est prévu pour le 22 février. Elle tient jusqu’aux vacances de Noël puis son congé pathologique débute début janvier en raison de nombreuses contractions.

Avoir la peau qui gratte

C’est lors de sa consultation du 8ème mois que les choses se gâtent pour Dounia. Depuis une quinzaine de jours environ, sa peau la démange. Elle met ça sur le compte des hormones, de la peau qui s’étire… Mais son gynécologue prend cela bien plus au sérieux. “J’ai senti son regard pas si rassuré. Il a dit que j’allais être hospitalisée en urgence et que selon les résultats d’analyses, l’accouchement serait déclenché. Soit à 37 semaines !“. De cette consultation, Dounia ressort toute chamboulée. Elle ne savait pas qu’il fallait parler de ces démangeaisons. “C’est simple, je n’avais encore rien lu sur le sujet. Et dans “Baby Boom”, je n’avais jamais vu d’épisodes en parlant“. En effet, lorsque des démangeaisons sont ressenties par la future maman, on peut supposer une cholestase gravidique. Dounia ne se sent pas prête. Elle pense même au dernier cours de préparation à la naissance sur la poussée et auquel elle doit assister la semaine suivante. Elle se dit aussi que la petite Lila ne sera peut-être pas prête à arriver plus tôt que prévu.

Ouf, on rentre à la maison…

Il me parait essentiel de parler de cet épisode car ces démangeaisons peuvent s’avérer être dangereuses. Je ne dis pas non plus qu’il faille paniquer en voyant cela apparaître mais il est important d’en parler”. Dounia est hospitalisée une semaine à Toulouse. Les prélèvements réalisés doivent être analysés à Paris. L’attente est interminable. Il y a une suspicion de souffrance foetale et les monitorings se succèdent. Finalement on se rend compte que bébé n’a simplement pas envie de communiquer avec l’équipe médicale. Echographies, prises de sang… “Hospitalisée jeudi, nous avons eu les résultats lundi seulement. Heureusement c’est négatif donc soulagement !“. Pourtant la sortie n’est pas pour tout de suite. Une réunion du corps médial doit avoir lieu pour tenter de comprendre ces démangeaisons. L’hypothèse se porte sur le traitement pour sa carence en fer qu’elle arrête, faisant disparaître alors les symptômes. Et hop retour au bercail pour Dounia.

Se préparer : entre cours et achats

Il y a aussi toutes ces étapes afin de se préparer à accueillir bébé. “Papa dévalisait les boutiques ! Je vous l’assure. Ensemble on scrutait aussi les ventes privées afin de faire de bonnes affaires. On finissait toujours par acheter au prix fort ce qui était joli et sophistiqué. Ca n’aura servi qu’une fois dans le meilleur des cas ! C’est drôle quand j’y pense. Nous étions de vrais parents débutants“. Quant à la décoration de la chambre de Lila, c’est maman qui s’y colle. Concernant les cours, c’est l’occasion pour Dounia de rencontrer sa sage-femme. “C’est une wonderwoman. Précieuse ! Je ne sais pas comment j’aurais pu faire sans elle. Elle a été formidable”. De plus, pour Dounia, il est important d’aller aux cours de préparation. Ca dénoue tellement de choses. “Mon mari a assisté à tous les cours. C’était important qu’il puisse aussi poser toutes les questions qui lui passent par la tête… Il pouvait penser à des choses sur lesquelles on avait fait l’impasse mais qui nous rongaient un peu quand même“. D’ailleurs à ses yeux, il est important de s’impliquer à deux.

Le couple et papa dans tout ça ?

Durant sa grossesse, papa est très présent. Très zen, il aide Dounia à garder les pieds sur terre et l’aide à relativiser toutes les situations. “Il s’occupait de beaucoup de choses afin de me soulager : tâches ménagères, paperasse… Tout en gérant son activité professionnelle. Je peux dire que j’ai été chanceuse et je le suis toujours. Avec la naissance de Lila, même si j’ai allaité durant six mois, il s’est occupé de la changer, la baigner, la coucher voire des réveils la nuit.  Je ne peux pas m’empêcher de penser à ces (futures) mamans qui sont seules. Quelle force. Quel courage !”. Pour le couple, quels changements ont eu lieu avec naissance de Lila ? “Cela a changé beaucoup de choses comme pour beaucoup d’autres couples d’ailleurs. On n’a plus les mêmes priorités. On tâtonne dans un nouveau rôle qu’on croyait connaître et qui semble désormais moins facile que prévu“. Elle se souvient aussi que les premiers mois ont tourné essentiellement autour de bébé. “On se laisse emporter mais il faut faire en sorte de reprendre petit à petit le dessus après ces premiers temps de découverte. C’est important de ne pas s’oublier et de sortir notamment. Il n’est pas toujours facile de s’octroyer des moments sans bébé mais c’est essentiel”. 

Des petits conseils pour les futures mamans

Le jour de la naissance, on est inondé par des sentiments très forts. Tout cet amour nous arrive en pleine figure, avec une pointe de peur, celle de ne pas être à la hauteur. Alors il faut s’écouter et se faire confiance“. Les appréhensions et les craintes sont normales. Pour toutes les questions, il est important de s’adresser aux professionnels de santé et non se contenter d’internet. “Vous apprendrez au fil du temps et ne saurez pas forcément tout faire bien et tout de suite. Notre enfant ne nous en voudra pas de faire du mieux qu’on peut. On apprend en même temps que lui“. Pour Dounia, on ne sait jamais à quel point on est fort jusqu’au jour où on n’a plus d’autres choix que de l’être. “Chaque jour je remercie le bon Dieu de m’avoir fait connaître cet amour inconditionnel et je demande aussi pardon pour toutes ces fois où j’ai pu être dure avec celle qui m’a donné la vie“.

 

Un grand merci à Dounia pour avoir partagé son expérience sur le blog. Et si vous aussi vous souhaitez vous prêter au jeu (maman comme papa), n’hésitez pas à écrire sur contact@monpremierbebe.fr.

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