Témoignage de Justine : “La solitude a marqué ma première grossesse”


Témoignage de Justine : "La solitude a marqué ma première grossesse"

Coucou (future) maman !

Quand on pense à sa première grossesse, on a souvent un idéal. Que certaines choses se déroulent de telle ou telle manière. Etre entourée de sa famille, de ses amis… Retrouver du soutien dans son entourage. Avoir des personnes sur qui compter. Si vous êtes en couple, le papa est aussi très important. Il est le compagnon sur le chemin de la grossesse. Il est essentiel et une épaule de taille !

Evidemment on a besoin de repos si on est fatigué mais on aimerait aussi la présence de ses proches. Justine a justement vécu sa première grossesse toute proche de la solitude, en rupture avec sa famille et sa belle-famille. Son mari était présent à ses côtés. Mais elle n’aurait pas pensé vivre sa première grossesse de cette manière.

La grossesse, la solitude, le déni…

Justine a 20 ans quand elle apprend qu’elle est enceinte pour la toute première fois. A l’époque, elle sort à peine du lycée. Elle a du mal à se faire à l’idée que dans peu de temps elle sera mère. “Mes premiers sentiments ont été la peur et l’incertitude. J’avais seulement 20 ans et cela m’a obligée à mûrir plus vite” , dit Justine. Sa grossesse va l’écarter de ses amies. Elle dit qu’elle se sentira comme rejetée. “Je ne les voyais pratiquement plus car disons que j’allais devenir maman et que nos perceptions des choses étaient complètement différentes.” Lorsqu’elle apprend sa grossesse, Justine vit encore chez ses parents. Elle a peur et honte du regard que son père va porter sur elle en étant au courant. “Mon père rêvait de grandes études pour moi. Il avait imaginé un avenir prometteur.” Elle est tellement préoccupée qu’elle vit un déni de grossesse les trois premiers mois. Justine occupe alors un poste d’animatrice scolaire. Un contrat de dix heures par semaine. “Ca ne payait pas très bien mais l’avenir d’un futur bébé en dépendait.

La rupture des liens familiaux

Puis Justine déménage avec le papa de son futur enfant dans un foyer Sonacotra. “J’étais alors enceinte de six mois. Mon père a très mal réagi à l’annonce de ma grossesse. Ma mère un peu moins. Ma belle-famille n’acceptait pas non plus. Comme j’étais française et mon compagnon d’origine algérienne, elle n’était pas non plus d’accord avec notre couple. Il fallait une femme de la même origine, à leurs yeux.” Face aux réactions négatives et peu encourageantes, Justine continue de vivre sa grossesse dans la peur et les doutes en plus de la solitude. Dans le foyer où le couple s’installe, elle fait la connaissance d’une dame de l’âge de sa mère. “Elle m’a beaucoup soutenue dans mes moments de solitude. C’était une très belle épaule sur laquelle je me reposais.” Elle n’oublie pas non plus certaines autres amies et voisines. Cependant il manque à Justine le plus important : sa maman. Elle sent une pression tellement immense, qu’elle passe la plupart de son temps au téléphone avec le SAMU. “Je faisais des allers-retours aux urgences pour finalement n’avoir rien de grave.” Les tracas et la peur ont aussi un impact sur son corps car sa grossesse passe presque inaperçue. Justine prend très peu de poids.

Le papa à ses côtés

Bien que nous n’ayons pas encore parlé du papa, il est présent et très investi. “Du début à la fin, il était là. Etant donné notre situation, il était soucieux. Il avait peur et était triste. S’en sortir à deux était déjà compliqué alors avec un bébé à venir, c’était encore pire.” Son compagnon a des passages à vide où il noiera son chagrin dans l’alcool, en pleine solitude, mais il va vite en sortir. Puis bébé naît avec dix jours d’avance et sans péridurale. C’est un garçon. Et le couple plonge dans le bain du maternage. Justine traverse le fameux baby blues. Les deux premiers mois, son fils occupe tout son temps.

Avec le baby blues, papa prenait le large pour la journée. Alors la solitude... Click To Tweet

“Je me suis sentie comme prisonnière et en même temps tellement heureuse d’y être enfin arrivée.” Son bébé là, Justine a l’impression d’avoir pris 10 ans. “J’ai surtout compris que j’étais femme et mère.” Avec sa famille et sa belle-famille, les liens ont été renoués à partir du troisième mois de vie de bébé. “J’avais écrit une lettre à mon père deux mois avant d’accoucher. Et suite à ça il m’a reparlé. Pour ma belle-famille, nous avons fait le premier pas en leur rendant visite avec notre fils. Aujourd’hui on s’entend tous très bien.” La solitude est loin !

Son fils a eu 9 ans en juillet 2015 et est l’aîné d’une fratrie de quatre enfants 😉 Quels conseils souhaite-t-elle donner à des futures mères ? “Je leur dirais tout simplement de vivre la grossesse dans le calme, de bien prendre soin d’elles et du bébé, de ne pas se stresser pour des broutilles de la vie quotidienne ! Et que même à 20 ans, le plus beau cadeau est de donner la vie ! 🙂

Chères (futures) mamans, avez-vous, vous aussi, été confrontées à la solitude pour votre première grossesse ou l’êtes-vous à présent ? N’hésitez pas à commenter ou à nous écrire sur contact@monpremierbebe.fr !

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